AGERISQ
L'association des gestionnaires de risques qualifiés par l'Institut de Gestion des Risques du CNPP
c/o CNPP, 48 boulevard des Batignolles, 75017 Paris.
Tél. : 01 44 50 21 39 - Fax : 01 44 50 57 99
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Au sommaire :
Corinne Lepage remet les diplômes aux IGR

Recus à la Caisse des Dépôts et Consignations par Michel Borde, vice-président de l'Agerisq, les participant(e)s à la conférence du 5 novembre dernier, organisée par le CNPP, ont pu apprécier les analyses de Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’Environnement, professeure à l’Institut d’Études Politiques de Paris, sur le thème de « La responsabilité environnementale et la transposition de la directive européenne en droit français ».
En France on n’a
pas attendu la publication de cette loi pour s’intéresser aux
responsabilités mises en jeu dans le domaine de l’environnement. Le droit
classique donne lieu depuis longtemps en effet à des mises en cause tant
pour les entreprises que pour les collectivités locales.
Toutefois Corinne Lepage a pu mettre en avant un certain nombre de nouveautés juridiques en matière d'environnement que tout risk manager doit connaître. Notamment celle de préjudice écologique qui s'est précisé en particulier au procès de l'Erika. Celle également des responsabilités des maisons mères sur les faillites de filiales (exemple Metaleurop à Noyelles-Godault)
Ce rendez-vous était, pour le CNPP, l’occasion de remettre officiellement aux 52 intéressé(e)s les agréments (en incendie, malveillance et environnement) et les qualifications IGR (gestion des risques) obtenus durant l’année 2008.
L’occasion aussi pour Michel Borde, vice-président de l'Agerisq, de rappeler la qualité des ces formations et l'importance du réseau des qualifiés pour la promotion d’une meilleure prise en compte des risques dans les entreprises et collectivités françaises.
Renseignements sur l'IGR et le CNPP : patrick.jacques@cnpp.com
La dernière AG de notre association, qui s’est tenue avant l’été, a réélu à la présidence Thierry DESJARDIN. Il est secondé par le 1er vice-président Michel BORDE et le 2nd vice-président Thierry COUTAREL. Le secrétaire est Patrick JACQUES, le trésorier Arnaud DELAMOTTE.
Menée par le magazine Business Insurance Europe (BIE) auprès des risk managers de 100 grandes entreprises mondiales, l’enquête 2008 a porté sur deux grandes catégories : les risques assurantiels et les risques d’entreprise. Des listes de thèmes ont été soumises aux personnes interrogées, avec pour objectif de faire ressortir les principaux sujets d’inquiétude du moment.
En matière d’assurance arrivent en tête la sécurité des placements, les prix et le paiement des sinistres. Trois principales préoccupations liées à la gestion du budget assurance, suivies par les notions de services mondialisés, de garanties des contrats ou d’innovation.
Pour ce qui est des risques des entreprises, les risk managers sont d’abord inquiets de la volatilité financière et de conformité réglementaire. Seulement après arrivent les risques liés à la réputation, les risques de catastrophes, de disponibilité de l’énergie, de la chaîne d’approvisionnement (supply chain), de rappel de produits. Seulement alors sont cités les risques politiques.
Comme le dit logiquement un des risk managers interrogés : « Les risques les plus préoccupants auxquels nous avons à faire face sont ceux pour lesquels il n’existe pas d’assurance ». La tempête financière actuelle n’est pas pour les rassurer.
L’Association de Genève, association internationale pour l’étude de l’Économie de l’assurance, se définit comme le « think tank » des dirigeants des plus grandes sociétés d’assurance et de réassurance mondiales. Elle a réalisé, en mai dernier, une étude auprès de 40 de ces dirigeants, pour recueillir leur vision de l’avenir proche quant aux impacts sur le marché de l’assurance de la crise des subprimes et des nouvelles normes de régulation financière.
Sur la crise financière, une très large majorité (87 %) s’attend à une « contraction » du marché, dommage collatéral des changements profonds attendus en matière de réglementation bancaire. Mais les avis sont partagés quant à l’impact de la crise des subprimes sur le marché de l’assurance : 52 % attendent des dommages mineurs, 48 % estiment qu’il n’y aura aucun impact. Quant au rapprochement des marchés assurantiels et boursiers, dû notamment à la nécessaire gestion des risques assuranciels, 52 % n’y croient pas, 20 % pensent qu’elle va ralentir, 28 % qu’elle va s’accélérer avec la crise du crédit.
La réglementation bancaire en gestation, avec Solvency II, satisfait les deux tiers des personnes interrogées, une large majorité (57 %) souhaitant même qu’elle s’accélère.
A l’opposé, sur l’adoption des nouvelles normes comptables (IFRS), 66 % n’en sont pas ou pas du tout satisfaits et 55 % qu’il faudrait accélérer l’adoption d’un cadre comptable approprié.
Enfin, sur les risques spécifiques auxquels est soumise l’industrie de l’assurance, arrive en tête le ralentissement économique causé par la crise des subprimes, suivi de la volatilité durable des marchés financiers. Ensuite arrive le risque d’une surréaction des instruments de régulation assurancielle, ainsi que celui d’une accélération de l’inflation.
Prémonitoire ?
Quel impact de la crise sur le marché de l’assurance ?Peu avant la nationalisation de l’assureur américain AIG suite à ses déboires sur fond de subprimes, un responsable d’une principale société de réassurance mondiale, interrogé par Business Insurance Europe (BIE), ne voyait pas tant d’impact de la crise financière sur le marché de l’assurance. Et même il y discernait une opportunité qui pourrait pousser les assureurs, en se détournant des produits financiers, à se recentrer sur leur métier de souscripteur, avec une attention accrue aux risques qu’ils couvrent. Ce qui pourrait bien avoir pour effet, à court terme, un resserrement des conditions d’assurance pour nombre d’assurés industriels.
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