AGERISQ

L'association des gestionnaires de risques qualifiés par l'Institut de Gestion des Risques du CNPP

 

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c/o CNPP, 48 boulevard des Batignolles, 75017 Paris.

Tél. : 01 44 50 21 39 - Fax : 01 44 50 57 99

 

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Au sommaire :


L’Agerisq à la Journée du Carm

« Après la crise de 2008, quelles évolutions pour le risk Management ? », tel est le thème de la  Journée du Carm (Cercle des Associés en Risk Management) qui aura lieu le 28 mai prochain à l’Espace Saint-Honoré 21-25 rue Balzac Paris. L’Agerisq, partenaire du Carm, y animera à 14 h 00 une table ronde. Autour du thème « Vers la société du risk management », nous évoquerons l’interdépendance des risques, conséquence de la mondialisation et de l’alignement croissant des normes et des pratiques, qui crée déjà les vulnérabilités majeures de notre société.

Les gains potentiels de la « prise de risque » comme les conséquences d’une erreur ou d’une malveillance peuvent s’étendre de plus en plus rapidement. L’attractivité de la transgression s’en trouve renforcée, augmentant encore le risque. La crise systémique de la banque à peine évitée, le réseau internet est peut-être la prochaine cible, sans parler des crises liées à l’environnement.

Les pratiques de risk management doivent évoluer vers une approche collaborative, pour répondre à la dimension fortement interdépendante de l’activité humaine, par le partage d’indicateurs, de signaux, de modèles, intelligibles et transparents. Elles doivent intégrer le potentiel d’impact croissant des prises de risques au niveau de chaque individu.

Au minimum, elles ne doivent pas être elles-mêmes un facteur d’alignement et d’interdépendance : elles doivent donc s’éloigner de la standardisation des approches et des contrôles. C’est sans doute l’exact opposé d’une vision actuelle  où les risques sont pour l’essentiel gérés de façon individuelle, mais avec des modèles standardisés.

Programme et intervenants

Renseignements et inscriptions : http://www.lecarm.com/

Participation gratuite pour les membres de l’Agerisq. Si vous souhaitez y assister contactez-nous : contact@agerisq.com


Jeu, risque et contrôle

Je soumets aux lecteurs de cette page la réflexion suivante. Elle est avant tout un questionnement pour le Consultant en gestion des risques que je suis.

Beaucoup parlent, au sujet de la Société Générale et de Madoff, de défaillance dans les procédures de contrôle.

Laissez moi faire un parallèle « osé » avec le salarié qui va déconnecter une sécurité sur une machine par ce qu’il peut gagner plus ou se fatiguer moins, ou avec le vendeur qui va rouler plus vite entre deux radars fixes pour faire une visite de plus, ou le pilote qui va descendre un peu plus près des vagues pour le « fun » …

Dans tous ces cas, les contrôles existent mais la volonté de les contourner est la plus forte. L’envie de « jouer pour gagner » l’emporte et le risque devient plus important car sa réalisation plus probable.

On ne me fera pas croire que le chef d’équipe, le directeur commercial, le chef de département, n’est pas conscient de ces situations. Peut être pas immédiatement mais au bout de peu de temps, s’il est attentif il s’en rend compte… A moins qu’il n’ait pas envie de s’en rendre compte : cela l’arrange lui aussi. Il joue par personne interposée !

Je suis persuadé que les outils qui encadrent nos amis financiers sont « solides » et « intelligemment faits ». Par contre ce que je constate, c’est que l’individu s’adapte pour transgresser. Quand l’envie de « jouer » est là, quand le gain est possible.

Le gestionnaire de risque ne peut (doit ?) pas se contenter de mettre en place des contrôles. Il doit aussi intégrer cette « propension à jouer » des individus dans ses facteurs de risque.

La maîtrise de ce risque passe alors par le développement de la conscience du risque au sein du « groupe ».

Quand je parle de conscience du risque je ne parle pas de « valeur morale » mais de la capacité pour un groupe de poser la question de son action sous la forme de « risque ». Chaque individu a sa propre appétence (ou aversion) au risque. Mais le groupe doit se poser la question et ne pas laisser chacun de ses membres décider pour le groupe en fonction de sa propre sensibilité au risque.

 C’est cette conscience qui va permettre à l’entreprise d’identifier les dérives du « joueur » au quotidien. Si tout le monde rigole en voyant le détecteur de radars du vendeur, si les managers laissent s’installer des comportements déviants, si le « jeu » est admis comme valeur de l’entreprise, alors il y a DANGER.

Mais la Bourse, c’est un jeu permanent. Le trader est un « joueur » par essence. Comment concilier ces deux contraires : Créer une conscience du risque tout en laissant se développer le jeu ?

Thierry Desjardin


Corinne Lepage remet les diplômes aux IGR

Recus à la Caisse des Dépôts et Consignations par Michel Borde, vice-président de l'Agerisq, les participant(e)s à la conférence du 5 novembre dernier, organisée par le CNPP, ont pu apprécier les analyses de Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’Environnement, professeure à l’Institut d’Études Politiques de Paris, sur le thème de « La responsabilité environnementale et la transposition de la directive européenne en droit français ».

En France on n’a pas attendu la publication de cette loi pour s’intéresser aux responsabilités mises en jeu dans le domaine de l’environnement. Le droit classique donne lieu depuis longtemps en effet à des mises en cause tant pour les entreprises que pour les collectivités locales.

Toutefois Corinne Lepage a pu mettre en avant un certain nombre de nouveautés juridiques en matière d'environnement que tout risk manager doit connaître. Notamment celle de préjudice écologique qui s'est précisé en particulier au procès de l'Erika. Celle également des responsabilités des maisons mères sur les faillites de filiales (exemple Metaleurop à Noyelles-Godault)

Ce rendez-vous était, pour le CNPP, l’occasion de remettre officiellement aux 52 intéressé(e)s les agréments (en incendie, malveillance et environnement) et les qualifications IGR (gestion des risques) obtenus durant l’année 2008.

L’occasion aussi pour Michel Borde, vice-président de l'Agerisq, de rappeler la qualité des ces formations et l'importance du réseau des qualifiés pour la promotion d’une meilleure prise en compte des risques dans les entreprises et collectivités françaises.

  

  

 

 

 

 

Renseignements sur l'IGR et le CNPP : patrick.jacques@cnpp.com

 


Le bureau de l’AGERISQ

La dernière AG de notre association, qui s’est tenue avant l’été, a réélu à la présidence Thierry DESJARDIN. Il est secondé par le 1er vice-président Michel BORDE et le 2nd vice-président Thierry COUTAREL. Le secrétaire est Patrick JACQUES, le trésorier Arnaud DELAMOTTE.


Les préoccupations des risk managers

Menée par le magazine Business Insurance Europe (BIE) auprès des risk managers de 100 grandes entreprises mondiales, l’enquête 2008 a porté sur deux grandes catégories : les risques assurantiels et les risques d’entreprise. Des listes de thèmes ont été soumises aux personnes interrogées, avec pour objectif de faire ressortir les principaux sujets d’inquiétude du moment.

En matière d’assurance arrivent en tête la sécurité des placements, les prix et le paiement des sinistres. Trois principales préoccupations liées à la gestion du budget assurance, suivies par les notions de services mondialisés, de garanties des contrats ou d’innovation.

Pour ce qui est des risques des entreprises, les risk managers sont d’abord inquiets de la volatilité financière et de conformité réglementaire. Seulement après arrivent les risques liés à la réputation, les risques de catastrophes, de disponibilité de l’énergie, de la chaîne d’approvisionnement (supply chain), de rappel de produits. Seulement alors sont cités les risques politiques.

Comme le dit logiquement un des risk managers interrogés : « Les risques les plus préoccupants auxquels nous avons à faire face sont ceux pour lesquels il n’existe pas d’assurance ». La tempête financière actuelle n’est pas pour les rassurer.

www.bieurope.com


L’avenir de l’assurance vu par les assureurs

L’Association de Genève, association internationale pour l’étude de l’Économie de l’assurance, se définit comme le « think tank » des dirigeants des plus grandes sociétés d’assurance et de réassurance mondiales. Elle a réalisé, en mai dernier, une étude auprès de 40 de ces dirigeants, pour recueillir leur vision de l’avenir proche quant aux impacts sur le marché de l’assurance de la crise des subprimes et des nouvelles normes de régulation financière.

Sur la crise financière, une très large majorité (87 %) s’attend à une « contraction » du marché, dommage collatéral des changements profonds attendus en matière de réglementation bancaire. Mais les avis sont partagés quant à l’impact de la crise des subprimes sur le marché de l’assurance : 52 % attendent des dommages mineurs, 48 % estiment qu’il n’y aura aucun impact. Quant au rapprochement des marchés assurantiels et boursiers, dû notamment à la nécessaire gestion des risques assuranciels, 52 % n’y croient pas, 20 % pensent qu’elle va ralentir, 28 % qu’elle va s’accélérer avec la crise du crédit.

La réglementation bancaire en gestation, avec Solvency II, satisfait les deux tiers des personnes interrogées, une large majorité (57 %) souhaitant même qu’elle s’accélère.

A l’opposé, sur l’adoption des nouvelles normes comptables (IFRS), 66 % n’en sont pas ou pas du tout satisfaits et 55 % qu’il faudrait accélérer l’adoption d’un cadre comptable approprié.

Enfin, sur les risques spécifiques auxquels est soumise l’industrie de l’assurance, arrive en tête le ralentissement économique causé par la crise des subprimes, suivi de la volatilité durable des marchés financiers. Ensuite arrive le risque d’une surréaction des instruments de régulation assurancielle, ainsi que celui d’une accélération de l’inflation.

Prémonitoire ?

www.genevaassociation.org

 

Quel impact de la crise sur le marché de l’assurance ?

Peu avant la nationalisation de l’assureur américain AIG suite à ses déboires sur fond de subprimes, un responsable d’une principale société de réassurance mondiale, interrogé par Business Insurance Europe (BIE), ne voyait pas tant d’impact de la crise financière sur le marché de l’assurance. Et même il y discernait une opportunité qui pourrait pousser les assureurs, en se détournant des produits financiers, à se recentrer sur leur métier de souscripteur, avec une attention accrue aux risques qu’ils couvrent. Ce qui pourrait bien avoir pour effet, à court terme, un resserrement des conditions d’assurance pour nombre d’assurés industriels.

www.bieurope.com

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