AGERISQ
L'association des gestionnaires de risques qualifiés par l'Institut de Gestion des Risques du CNPP
c/o CNPP, 48 boulevard des Batignolles, 75017 Paris.
Tél. : 01 44 50 21 39 - Fax : 01 44 50 57 99
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e-mail : contact@agerisq.fr
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Au sommaire :
CNDD et Grenelle : où en est-on ?
Le Conseil national du développement durable ou CNDD dont l'Agerisq est membre est au cœur des réflexions sur le Grenelle de l’environnement et ses suites. Il a largement participé aux différents groupes de travail du Grenelle et apporté son expérience et ses avis lors des discussions.
A ce jour, le gouvernement a sollicité le CNDD sur trois grands sujets :
§ La révision de la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD).
Bien que méconnue, il existe en France une stratégie du développement durable dont l’objectif est d’orienter les décisions à tous les niveaux de l’état.
Écrite en 2005, elle doit être révisée et le CNDD est chargé de faire des propositions sur le sujet. Ce document est d’importance car il servira de cadre pour 4 ans aux décisions de la nation en matière de développement durable. Remarque : Le développement durable ce n’est pas seulement l’environnement !! Il y a trois « piliers » : social, économique et, bien sûr, environnemental.
Les enjeux de la SNDD sont de faire cohabiter en harmonie les objectifs sur ces trois dimensions.
C’est Thierry Desjardin qui représente l’AGERISQ à ce groupe de travail.
§ La construction d’indicateurs pertinents sur le développement durable.
En effet la comptabilité nationale et les outils de mesure de l’économie ne sont pas (plus ?) adaptés à des notions nouvelles comme celle du DD.
Il faut donc imaginer des outils de suivi nouveaux. Des indicateurs comme l’Empreinte Ecologique (ecological footprint) ne permettent pas de couvrir tous les aspects du sujet et ne peuvent par exemple suffire au niveau d’un pays. Le CNDD est chargé de proposer des pistes nouvelles pour des indicateurs performants.
Marc Bohy et Patrick de la Guéronnière participent à ce groupe de travail.
§ L’avenir du CNDD.
Le Grenelle de l’environnement a donné une nouvelle dimension à la réflexion sur l’écologie et d’une façon plus générale sur le DD. Les idées de discours participatif, de réflexion commune, de consensus sont ressorties renforcées du Grenelle. Ce sont ces idées que le CNDD met en application depuis sa création. Sur le principe que le DD concerne maintenant tout le monde, on voudrait mettre en place une structure plus large autour de ces idées. On parle du Conseil économique et social (CES) ? Pourquoi pas, mais les territoires n’y seraient pas représentés. Au CNDD actuel les politiques ne sont pas assez représentés ? Bref une réflexion s’impose sur l’avenir du CNDD et les suites du Grenelle.
Enfin, Évelyne Querry a été mandatée par AGERISQ pour nous représenter au sein du groupe de travail qui prépare la réunion des « CNDD » des différents pays européens en octobre à Bordeaux. L’enjeu est de taille car en Europe les « organisations » en charge du DD jouent un rôle majeur auprès de la société civile et des politiques. Parfois plus fort que celui de "notre" CNDD.
Autres informations sur la participation d'AGERISQ au CNDD.
Tendances européennes en gestion des risques
« Pourquoi une voiture a-t-elle des freins ? Pour pouvoir s’arrêter, pensez-vous ? Non, pour pouvoir aller plus vite ! » C’est par cette parabole qu’un intervenant, lors de Ferma à Genève, le grand rassemblement biennal des risk managers européens, a résumé l’intérêt de la gestion des risques pour la gouvernance d’entreprise.
Les nombreux témoignages de responsables des risques et assurances y ont confirmé les pratiques maintenant généralisées de stratégies mondiales mais de traitements locaux (think global, act local), d’intégration par le management de la politique de gestion des risques (Enterprise risk management, ERM) qui doit refléter la philosophie de l’entreprise. Un risk manager doit être avant tout un professionnel du métier de son entreprise et non assureur. C’est en revanche sa capacité à adapter ses connaissances de l’assurance à ce métier qui le rend incontournable.
Face à ces objectifs stratégiques, la mise en œuvre de l’ERM, qui doit rester simple, prendra, pour le risk manager, essentiellement la forme de communication, interne et externe. Avec un programme d’évaluation des risques piloté par des comités de risques dédiés (immobilier, trésorerie, …), fondé sur le principe de l’amélioration continue. L’important n’étant pas la structure mais bien la définition des objectifs.
L’assureur est un partenaire évident à tous les niveaux, de l’analyse au traitement. Notamment dans la définition et la mise en place des bonnes pratiques.
Si tous s’accordent à dire qu’une saine gestion des risques est un gage de sécurité pour l’investisseur, force est de constater que les analystes financiers tardent à reconnaître l’ERM comme un indicateur de confiance.
Le risk manager doit montrer qu’il est le manager du changement. C’est pourquoi il doit mettre en place un système de détection des risques émergents, fondé notamment sur les remontées d’information des services opérationnels. En se focalisant sur les impacts, sur les marques et l’actionnariat, les tendances sont à la fusion des risques (financiers, opérationnels…). Les risk managers se mobilisent par exemple pour répondre efficacement aux risques liés aux « class actions » (actions collectives en justice) telles qu’elles prennent corps en France en ce moment. Les risques liés au terrorisme, longuement évoqués à Genève, ont considérablement évolué et imposent aux risk managers une approche nouvelle dans un partenariat très proche avec les assureurs. Enfin, si les risques opérationnels sont pour beaucoup « sous contrôle », c’est leur impact sur l’image qui laisse encore beaucoup de marge d’action.
Un point rappelé par tous, le risk manager doit mettre en place des partenariats, comme celui avec les entreprises d’intervention en cas de sinistre (en cas d’inondation par exemple) qui, de plus en plus, interviennent en amont pour la mise en place du plan de continuité d’activité (PCA).
Des exemples concrets l’ont illustré. Ne retenons que celui d’une entreprise britannique de fabrication et distribution de produits d’optique, implantée dans la zone industrielle de Buncefield et fortement impactée par l’explosion du dépôt pétrolier voisin en décembre 2005. Points positifs à retenir : un PCA évolutif, son appropriation par le management et le personnel, des pré-contrats avec les partenaires prestataires.
Enfin, un point, relevé par la présidente de Ferma, Marie-Gemma Dequae, les changements dans le métier de risk manager imposent de tenir compte des « effets dominos » prévisibles. Et de citer l’impact du changement climatique sur le mauvais temps enregistré en Grande-Bretagne, les récoltes réduites, se répercutant sur l’activité de l’industrie locale de l’emballage… D’où la nécessité d’une approche globale telle qu’elle est mise en œuvre au travers de l’ERM : système efficace de reporting à la direction générale, cartographie des risques et intégration de la politique de risk management à tous les niveaux opérationnels de l’entreprise. http://www.ferma.eu
Ferma Risk Management Forum, c'était, en 2007 à Genève, plus de 1200 participants, dont 300 risk managers, 41 pays représentés.
Prochaine édition, 4-7 octobre 2009 à Prague (république tchèque).
(Marc Bohy)
Remise de diplômes aux Entretiens de la Prévention

Compétences reconnues. Le CNPP avait saisi en décembre dernier l’occasion des Entretiens de la Prévention, pour remettre officiellement aux nombreux qualifiés du CNPP de l'Institut de Gestion des Risques (IGR) et du cursus de l'Agrément Incendie, Malveillance et Environnement. 116 personnes parmi lesquelles de nombreux membres de l'AGERISQ ont ainsi reçu leur diplôme des mains de Gérard de la Martinière, président de la FFSA, lors de la soirée qui leur était réservée.
Nous avons récemment appris que la FFSA avait décidé de ne pas reconduire cette année les Entretiens de l'Assurance. Sans toutefois arrêter totalement le concept puisqu'ils prendraient la forme de manifestations plus fréquentes peut-être déclinées régionalement. Le CNPP, depuis longtemps associé à la manifestation avec ses Entretiens de la Prévention, restera partenaire de la nouvelle formule. A suivre...
Nouvelles formations CNPP en gestion des risques
Cette année dans le catalogue des formations du CNPP sont apparues quelques nouveautés en matière de gestion des risques :
Le stage "Comment aborder la gestion des risques ?" a été remanié dans son contenu et son déroulé. Il constitue une bonne entrée en matière en matière d’identification, de réduction et de financement des risques opérationnels.
Le module IGR2 est désormais disponible au catalogue sous le titre "Traiter ses grands risques". Une bonne entrée en matière pour nombre de managers.
"Accompagner les entreprises dans la gestion du risque juridique", viendra commbler un vide pour nombre de juristes, avocats d’entreprises, experts-comptables tout autant que risk managers et managers en entreprise.
Tout est sur www.cnpp.com
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